Mes instantanés

Le temps le temps, le temps et rien d’autre

Fontaine de Trévi, à Rome

J’aime bien les cours d’eau. Le bruit de l’eau qui s’écoule inlassablement a toujours le don de m’apaiser, me faire réfléchir, bref me faire perdre quelques minutes de la meilleure des façons. Donnez-moi une fontaine, un ruisseau, et venez me chercher quelques heures plus tard, je peux vous assurer que je n’aurai pas bougé. A tous les coups j’aurai essayé de construire un barrage, d’essayer de stopper ce flux, sans succès bien sûr. L’eau coule toujours, quoi qu’on fasse.

Le temps le temps, le temps et rien d’autre

Artiste de rue, à Florence

J’aime bien la photo. Toucher l’instant, le moment parfait, le figer pour l’éternité. Essayer de retranscrire un moment diffus dans une image fixe, voilà tout le challenge de la photographie. Vous l’aurez compris, la photo nous donne le pouvoir de stopper le temps, du moins sur le papier (ou l’écran). Dans une vie toujours en mouvement, finalement c’est pas mal de la bloquer de temps en temps, on empêche la Terre de tourner le temps que l’obturateur s’ouvre, elle reprend son cours une fois l’image imprimée.

Le temps le temps, le temps et rien d’autre

Fontaine devant le Panthéon (Ier siècle av J-C), à Rome

Je ne me sens pas vieux (quand même, ce serait un comble…). Mais quand même, mon bac date de 2008, la France n’est plus championne du monde de foot depuis 14 ans (et on en est loin en plus !), bref le temps passe vite. On ne peut que faire semblant d’avoir une emprise dessus, alors on prend des photos, on essaye de toucher l’instant.

Grand Corps Malade – Toucher l’instant

Ma rencontre

Elle est arrivée sans prévenir, un peu par hasard.

C’était une connaissance, depuis longtemps. Pas une amie non, juste celle qu’on croise de temps en temps, bonjour/au revoir, à la prochaine. Un peu comme la vieille qu’on ne voit qu’aux dîners de famille, deux fois par an et à qui on craint de devoir faire la conversation.

On n’était pas vraiment proches, on s’était croisés quelques fois, et pour tout dire nos souvenirs communs n’étaient pas exceptionnels… Non, je ne l’appréciais pas vraiment, pour tout dire elle me faisait même un peu peur. Oui, elle avait ses côtés inquiétants. Sa supposée grandeur, son arrogance parfois, son monde à elle, tout ceci paraissait lointain, inaccessible.

Et puis finalement, au lycée, on se pose des questions. On s’est rapprochés comme ça, un peu par hasard. La grande Dame qui faisait un peu rêver, un peu fantasmer, un peu peur aussi, j’ai fini par éprouver de plus en plus de curiosité pour elle. Et puisqu’il faut tenter, je me suis dit « pourquoi pas? »

Voilà, c’est comme ça que nos vies se sont croisées, et qu’elles se croisent tout les jours.

Bonjour Médecine, on apprend quoi aujourd’hui?

Et pour illustrer la métaphore, un joli mélange des genres dont les paroles m’ont un peu inspiré.

Oxmo Puccino feat Benjamin Siksou – J’te connaissais pas