Mes moments de détente

Au cas où vous ne connaissez pas, le titre (et sous-titre) de mon blog sont inspirés (pour ne pas dire honteusement copiés-collés) de la série Scrubs.

Cette série est tout bonnement géniale, capable de vous faire passer du rire aux larmes dans le même épisode (bon après, il faut dire que je chiale devant la fin de Rasta Rockett, je ne suis pas un public difficile). Mais ça a été surtout un immense soutien pendant ma première année (et ma deuxième 1ère année, parce que une seule c’était pas assez rigolo). Pas vraiment pour le côté médical, qui n’est qu’un décor comme un autre, mais pour les moments d’esprit libre qu’elle m’apportait.

La première année est un peu monotone, entre boulot, travail et boulot, les distractions sont rares. Du coup on égrène ces petits moments de détente: un épisode de série, un ciné, un barbecue entre amis… Tout ce qui permet de sortir de temps en temps du microcosme P1 et de penser à autre chose qu’au concours permettant l’accès aux études médicales, et simplement de tenir.

Me voilà à l’aube de l’externat, pendant lequel je vais me plonger dans la préparation d’un autre concours, et il me faudra, encore une fois, tenir…

PS: Pour le plaisir, une scène culte de Rasta Rockett:

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Mes trois ans

Un cycle se termine. Même si la D1 (troisième année de médecine) fait partie du deuxième cycle, elle compose en réalité un bloc avec la P2 (deuxième année), avant de débuter les trois ans d’externat. Ces deux années ont été pour moi l’occasion de reposer mon cerveau fatigué par deux P1 (le pauvre, il sait pas encore ce qui l’attend!), et j’en ai profité pour m’investir à droite à gauche, notamment dans l’associatif et le tutorat pour ceux qui ont pris ma place sur les bancs de première année. Ceci a eu pour conséquence quelques échecs mérités aux partiels, mais grâce à cette invention géniale que sont les rattrapages, j’ai quand même pu apprendre deux-trois trucs et avancer dans le cursus.

Je me retrouve donc à l’aube de mon externat, à l’issue duquel je me soumettrai à la dure loi des ECN, qui décideront de ma spécialité et ma ville d’internat. Depuis que je suis en médecine, je me suis habitué à un fait : dès que je parle de mes études, la première question qu’on me pose est : « Et tu veux faire quelle spé plus tard? ». C’est un fait aussi irrémédiable que l’envie pressante d’aller aux toilettes quand le film démarre, ou la tartine de confiture qui tombe toujours du mauvais côté (et avec ma maladresse qui me fait renverser un bon tiers de ce que je touche, c’est remarquablement désagréable… mais je m’égare). J’attends encore le mec qui me dira « Ah ouais tu fais médecine, avoue que c’est parce que tu rêves de ressembler à Dr House ». Au moins ce sera original et on pourra rigoler. En tout cas, quand on me demande quelle spé je veux faire, généralement je regarde la personne d’un air très sérieux et réponds « proctologue ». Ceci aboutit à un regard hagard de mon interlocuteur, pas vraiment sûr si je plaisante, s’il doit rire ou non. Ce sont des moments extrêmement plaisants.

Parce que non, je n’en sais fichtrement rien de quelle spé je veux faire. Je n’ai que de vagues idées, mettant peut-être la chirurgie légèrement en retrait. J’ai éventuellement un léger coup de cœur pour la cardiologie (si vous avez souri à ce jeu de mot, merci de me contacter. Nous avons le même problème d’humour… particulier), mais c’est sans doute mon côté romantique et romancier qui veut que je soigne les cœurs malades…

Tout ce que je sais, c’est que j’ai trois ans pour me décider, et trois ans pour me donner les moyens d’atteindre ce choix.